« Gt 5 » tient bien la route

Joël métreau

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« Gran Turismo 5 », pas moins de mille véhicules et des circuits variés.
« Gran Turismo 5 », pas moins de mille véhicules et des circuits variés. — dr

Ils l'avaient attendu depuis cinq ans ce « Gran Turismo 5 », « GT5 » pour les intimes. Sa sortie sur PS3 avait été repoussée tant de fois. En 2007, l'arrivée d'un « GT5 Prologue » avait fait saliver les fans, mais l'amuse-gueule s'éter­nisait en bouche. Car on avait connu la saga plus régulière, depuis sa naissance en 1997 sur Playstation. Cette simulation de voiture signée Sony mettait alors K.-O. par son souci du réalisme et des sensations de pilotage.
Deux ans plus tard, la « suite » se vendait à plus de 9 millions d'exemplaires dans le monde. Aujourd'hui, une glorieuse aura nimbe la série, mais des adversaires comme « Forza Motosport 3 » (de belle qualité) ou « Need for Speed : Hot Pursuit » (certes très arcade) sont rentrés en course.

Palette de vrombissements
Sous le capot, « GT5 » conserve une machinerie bien huilée avec pas moins de 1 000 véhicules que le joueur va patiemment débloquer au fil de circuits variés (circuit de la Sarthe, virée à Rome…).
Les sensations de pilotage demeurent fidèles au modèle des engins, les moteurs s'expriment dans une palette nuancée de vrombissements. Mais les chocs pâtissent du son « boïïïngue! » et de l'absence d'éraflures. Déconcertant. Le me­nu est complet : garage, con­cessionnaire, ou « GTA Auto » pour entretenir, repeindre et réparer ses engins. Dommage, une interface peu conviviale rend l'itinéraire vers le multijoueur compliqué.
Parmi les autres modes, des « événements spéciaux » intègrent une sympathique course de karts. Mais le mode «B-Spec » laisse pantois. Donner des ordres à un pilote au lieu de conduire soi-même, ça pour­rait être intéressant si le joueur n'était pas limité à quatre injonctions (ralentis ! dépasse !….). Frustrant. Au final, ce « GT5 » tient la route, comme un invité plein de bonnes manières. Une conversation et une tenue parfaites pour le dîner, mais un air trop guindé pour l'emmener en soirée après.