Promis, Picasso lui a donné 271 toiles

CULTURE Un électricien a demandé à son fils de les authentifier. Mais ce dernier l'accuse de recel...

C.P.

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«Donner une telle quantité [de tableaux], ça ne s’est jamais vu, cela ne tient pas debout», estime Claude Picasso, fils du peintre et en charge de la Picasso Administration, dans Libération.

Le quotidien révèle pourtant que 271 œuvres, toiles, dessins, esquisses, d’au moins 60 millions d’euros, viennent d’être retrouvées. Datant de 1900 à 1930, elles dormaient chez Pierre Le Guennec, l’électricien de l’artiste, depuis des décennies. L’homme prétend que Pablo Picasso (qui gardait normalement le moindre de ses travaux, et en rachetait même parfois lorsqu’il avait dû les vendre pour gagner de l’argent) et sa femme Jacqueline les lui avaient offertes.
Personne n’en savait rien jusqu’à ce que Pierre Le Guennec contacte Claude Picasso, et lui demande des certificats d’authenticité, en janvier dernier. Pourquoi attendre autant d’années? Nul ne le sait.

Recel

Mais en recevant cette demande, Claude Picasso demande à rencontrer le détenteur des trésors, examine les pièces et découvre qu’elles n’ont jamais été répertoriées. La possibilité de faux brillamment réalisés est exclue par les experts. Deux possibilités subsistent: le cadeau (Claude Picasso n’y croit pas) ou le vol et le recel.

Selon les héritiers, c’est forcément la dernière option. Ils portent donc plainte pour recel le 23 septembre dernier, révèle leur avocat à Libération. La collection a été saisie par l’OCBC (Office central de lutte contre le trafic des biens culturels) début octobre. Elle est désormais dans les bureaux de l’office à Nanterre.

En attendant, le retraité a été placé en garde a vue. Il revendique son innocence.