« moby dick » vogue vers de brillantes perspectives

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Si les bas-reliefs s'étaient faits livres, ils auraient sans doute l'allure de Moby Dick (éd. Gallimard Jeunesse). Joëlle Jolivet à la linogravure et Gérard Lo Monaco à l'ingénierie papier ont mis quatre ans pour faire surgir avec originalité l'histoire du capitaine Achab et de la baleine à bosse.
En 24 pages et 10 scènes, l'idée est plus de provoquer chez le lecteur des sensations inédites, le poussant vers les ressacs du chef-d'œuvre que de résumer le livre de Melville. Puisant aux traditions de la gravure à l'ancienne, du théâtre et du « diorama » du XIXe (vues peintes éclairées), Moby Dick renouvelle brillamement l'art du pop-up.A. K.