« Des chansons pour se balancer gentiment »

Recueilli par Benjamin Chapon

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Frank Michael nous décrit son style : « Quelque part entre Joe Dassin et Julio Iglesias ».
Frank Michael nous décrit son style : « Quelque part entre Joe Dassin et Julio Iglesias ». — SYSPEO / SIPA

Il a vendu 10 millions d'albums, enregistré plus de 300 chansons, joue toute l'année devant des salles combles et un public aimant. Frank Michael sort un album de chants de Noël, Joyeux Noël.

Avec ce disque, vous faites

comme vos idoles américaines, Franck Sinatra ou Elvis Presley...
Oui, mais je le fais dans mon style. J'ai pensé que ce serait bien pour mon public. C'est un cadeau pour mes fans.

Vous êtes fan d'Elvis Presley, mais pas un chanteur très rock'n'roll...
Non, mes fans ne comprendraient pas. Je ne vais pas aller chanter un rock'n'roll ou du jazz, même si j'adore ça. Souvent, avant les concerts, avec mes musiciens, on se défoule un petit peu sur un rock. Ça fait du bien. Mais mon public n'appréciera pas. Je dois faire attention à eux.

Pourquoi ?
A mes débuts, je n'avais aucune ambition de devenir chanteur. Je faisais ça pour le plaisir. J'ai fait une première chanson Dites-lui que je l'aime, qui a bien marché. Alors je me suis dit : « Puisque les gens aiment, je vais continuer. » C'est pour les gens que je fais tout ça.

Comment définiriez-vous votre style ?
Je fais de la musique populaire, quelque part entre Joe Dassin et Julio Iglesias. Des chansons sur lesquelles on peut se balancer gentiment. C'est mélodieux, avec des textes faciles à retenir. On n'a pas besoin d'un dictionnaire pour comprendre les paroles.

C'est la musique que vous aimez ?
Moi j'aime beaucoup le jazz ou les Beatles, pour la recherche musicale.

Ce genre de carrière

ne vous fait pas envie ?
J'ai une carrière formidable, beaucoup de gens aiment ma musique.

Certains de vos fans, notamment des femmes d'un certain âge,

sont parfois envahissants...
Je vais bientôt partir en croisière sur un immense bateau. Ce n'est pas toujours facile ni commode pour moi parce que je ne suis pas souvent tranquille à bord, mais ça fait plaisir aux gens. Ils peuvent venir discuter avec moi et c'est la moindre des choses. Si on refuse de parler avec son public, c'est un peu triste. J'ai connu beaucoup de chanteurs qui dénigraient leurs fans et qui ensuite s'étonnaient que ça marche moins bien pour eux.

Au coin du feu

De Vive le vent à Petit Papa Noël, Frank Michael enchaîne les standards de saison sur cet album de chanson française hors du temps. L'ensemble est fade et sans surprise, mais séduira les adeptes du genre.