La princesse de la New Soul, Yael Naïm, un peu plus à l'est

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La chanteuse sort l'album She Was a Boy.
La chanteuse sort l'album She Was a Boy. — J.-C. BOTT / AP / SIPA

« J'adore la soul, je crois que je fais de la new soul. » La phrase est de Rihanna. La chanteuse américaine sort aujour­d'hui son cinquième album, Loud. Bruyant en français. On n'en dira pas plus étant donné qu'officiellement, personne n'a pu entendre l'album avant ce matin. Aujourd'hui sort également le deuxième album de Yael Naïm, qui avait cartonné il y a trois ans avec un tube nommé… New Soul. Inutile de dire que la définition du genre donnée par la jeune Française nous sied plus. Ecoulé à plus de 800 000 exemplaires dans trente-cinq pays, son premier album éponyme était une merveille de folk joyeuse bricolée à la maison.
Son nouvel opus, She Was a Boy, est intégralement chanté en anglais et à peine plus pro. Yael Naïm a sans nul doute voulu rééditer la formule qui avait tant plu et mise encore sur la simplicité des mélodies, un chant suave et sans emphase, et des musiques de potes. Mais l'album étonne par quelques détails : un instrument inconnu, un motif oriental, une intonation exotique... Yael Naïm semble s'inspirer du lyrisme des divas égyptiennes, des modulations ­ondoyantes des chants soufis, et jusqu'aux sonorités étranges des transes indiennes. Toujours accompagné de son compère musicien David Donatien, la chanteuse réinvente effectivement la soul, musique spirituelle, gaie et profonde. Benjamin Chapon