Quand on n'a pas lu le Nobel, restent les sujets qui fâchent

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Vargas Llosa, Prix Nobel de littérature.
Vargas Llosa, Prix Nobel de littérature. — P.-P. MARCOU / AFP

Vous n'y couperez pas lors d'un apéro entre amis ou un café entre collègues : « Qu'est-ce que t'en penses du nouveau prix Nobel de littérature attribué à Mario Vargas Llosa ? » Pour vous éviter la honte totale d'un « Quoi ? Qui ça ? », sachez qu'il s'agit d'un écrivain péruvien de 74 ans que l'Académie suédoise a salué pour « sa cartographie des structures du pouvoir et ses images aiguisées de la résistance de l'individu, de sa révolte et de son échec ».

Inceste et patriotisme…
Une fois que vous aurez dit ça, pour éviter l'affreuse question : « C'est lequel ton livre préféré ? », il faut détourner la conversation. Il y a d'abord l'angle politique. Communiste déçu par l'expérience Castro, Vargas Llosa est devenu un libéral, mais dans la catégorie bien bourrin, qui crache sur les progressistes sud-américains. Attention, fort taux d'engueulade si vous lancez ce sujet.
Plus consensuel, vous pouvez parler de son mariage avec sa tante par alliance, de quinze ans son aînée, puis, un an après le divorce, avec sa cousine. Enfin, vous pouvez évoquer son patriotisme. Vargas Llosa a déclaré que son Nobel était « une reconnaissance de la littérature latino-américaine », mais a aussi chaleureusement remercié l'Espagne, son pays d'adoption depuis son échec à l'élection présidentielle péruvienne de 1990.Benjamin Chapon