Bernard Clavel est mort

Charlotte Pudlowski

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L'auteur français Bernard Clavel pose le 26 février 2003, dans les rues de Paris pour la sortie de son dernier livre «La table du roi».
L'auteur français Bernard Clavel pose le 26 février 2003, dans les rues de Paris pour la sortie de son dernier livre «La table du roi». — P. VERDY / AFP

Il disait «Je suis un menteur-né». On appelle aussi cela un conteur. L’écrivain Bernard Clavel, qui avait failli devenir pâtissier, dans la lignée de son père boulanger, avait un beau jour découvert Victor Hugo. Il avait 16 ans et ce fut «une découverte miraculeuse». Il était alors ouvrier chez un confiseur et écrivait des poèmes à ses heures perdues.

Il ne devient pas tout de suite écrivain. Il écrit, oui, mais détruit une bonne partie de ce qu’il écrit. Il devient journaliste. Sous l’influence de Marcel Aymé (Les Contes du Chat perché), et Hervé Bazin(Vipère au Poing), il continue d’écrire et arrête de détruire.

Et puis un beau jour il publie. L' ouvrier de la nuit paraît en 1956 et ouvre la voie à une œuvre extrêmement prolifique, couronnée par une vingtaine de prix dont le Goncourt en 1968, pour  le roman Les Fruits de l'hiver. Il sera notamment remémoré pour ses livres pour, comme La chienne tempête, Le commencement du monde, ou Le grand voyage de Quick Beaver. Mais aussi sa poésie, romans pour adultes et essais. Parmi ses romans, on se souviendra de L’Espagnol, Malataverne, ou Le Voyage du père, Le Soleil des morts, la saga des Colonnes du ciel. Son dernier ouvrage, La table du Roi, est sorti en 2003 chez Albin Michel.

Il est décédé mardi à l'âge de 87 ans selon son éditeur Albin Michel, prévenu par sa famille.