Betrand Belin délaisse les arrangements soignés pour se concentrer sur sa voix.
Betrand Belin délaisse les arrangements soignés pour se concentrer sur sa voix. — PHILIPPE LEBRUMAN

Culture

Un Belin de rêve dans l'« Hypernuit »

Chanson Le Français sort son troisième album

Des chansons mises à nu, la voix au centre et presque rien autour. ­Hypernuit, troisième album de Bertrand Belin, c'est avant tout des histoires et de la poésie. « Mes chansons ont fondu, admet le chanteur. Je voulais laver mes textes des jeux de langue, des afféteries et des coquetteries pour faire un disque qui parle moins mais qui dit plus. »

« Je jouais sans prendre de notes »
Des histoires de vengeance longuement ourdie, de séductions maladroites, d'amitiés perdues. Des douleurs, beaucoup, des joies, parfois. Hypernuit est un récital d'émotions et de phrases simples. « A trop travailler mes textes, je perdais en grâce et en identité. Cette fois, je nai pas vraiment composé. Je jouais et je chantais à la guitare, sans prendre de notes. Le lendemain, si je ne me rappelais pas des textes, tant pis, je repartais sur autre chose. »
Pour la musique, Bertrand Belin a suivi le même principe de simplicité, et mis sa voix chaude, souple et posée en avant. « Sur mes précédents albums, il y avait énormément d'arrangements, la voix ne pouvait pas s'y imposer. En musique quand tu trouves quelque chose de malin ou de beau, tu es séduit, mais tu peux vite entrer en complaisance », analyse-t-il.
Cette sobriété n'exclut pas, au contraire, de splendides mélodies d'éclore. « Il est bien plus difficile de procéder comme ça parce quil faut faire attention à ce que ne soit pas ennuyeux. Je ne fais pas de la musique exprimentale. »