« Des chansons comme des instants forts »

recueilli par Benjamin chapon

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Simon Buret et Olivier Coursier ont été révélés par le film Je vais bien, ne t'en fais pas.
Simon Buret et Olivier Coursier ont été révélés par le film Je vais bien, ne t'en fais pas. — V. FILHO

En 2007, leur premier album avait été un carton inattendu. Le duo pop français Aaron sortira le 4 octobre son deuxième essai, Birds in Storm. D'ici là, il égrène les morceaux sur son site*. Rencontre.

Comment avez-vous digéré

le succès de votre premier album ?
A la fin de la tournée, on a eu besoin de tout arrêter un moment même si on était dans un état euphorique. L'envie de composer est revenue naturellement.

Votre approche a-t-elle évolué ?
Nous avions un peu peur de ne plus avoir d'idées et de nous laisser distraire par l'extérieur. On a envisagé de s'installer aux Etats-Unis. Finalement, on a réussi à retrouver notre complicité ici.

Vous n'avez fait appel à aucun autre musicien ou producteur. C'est rare…
Travailler à deux est la façon la plus directe qu'on ait trouvée pour arriver à nos fins. Quand on compose, on ne se dit rien, on teste des choses sans logique ni analyse.
Sur cet album, la voix est

travaillée avec beaucoup d'effets…
On voulait essayer de nouvelles choses, trouver des atmosphères plus organiques et plus respirantes.

Respirantes ?
On voulait que nos chansons soient des respirations, un truc qui coule de source, que les gens les ressentent comme des instants très forts. On est surtout touché par la poésie du quotidien, les réalités oniriques.

Comment gérez-vous la pression ?
On a une certaine inconscience par rapport à ça. Nous avons la chance d'avoir une grande liberté de création et on a essayé de la choyer.