Un bon vivant, fidèle, qui a influencé le milieu de la télé

S. L.

— 

Chabrol, fidèle à Audran et Huppert (1978).
Chabrol, fidèle à Audran et Huppert (1978). — R. GATTI / AFP

Retour sur l'univers et l'œuvre de Claude Chabrol en trois points marquants qui ont fait sa célébrité.
La bonne bouffe. Interdits, les sandwichs sur un tournage d'un film de Chabrol, qui imposait « une cantine de qualité, pour un travail de qualité ». Sa gourmandise transparaissait aussi à l'écran. Ah ! Charles Denner râlant devant son hachis Parmentier dans Landru (1963), Michel Serrault se délectant de fricandeau à l'oseille dans Le Fantôme du chapelier (1981) ou Gérard Depardieu dévorant une pintade aux choux dans Bellamy (2009). Les recettes figurent dans Chabrol se met à table, un livre édité par Larousse.
La fidélité. En amour, comme dans le travail, Claude Chabrol avait recours aux mêmes techniciens ou comédiens, ou aux mem­bres de sa famille (son fils Thomas, acteur, sa fille Cécile, au scénario, Stéphane Audran ou Aurore, sa dernière femme, au script). Le cinéaste aimait s'amuser sur les tournages et, disait-il, il est « souvent plus facile de passer du bon temps avec des proches ou des amis ».
La télévision. « Chabrol a influencé tout le milieu de la fiction télé », confie Vincent Meslet, le directeur de la fiction de France Télé. Et le réalisateur appréciait aussi ce média, même s'il déplorait « des durées de tournage divisées par deux depuis les années 1970. Mais au moins, nous confiait-il en mars, les équipes d'aujourd'hui sont efficaces. On va à l'essentiel. Pas comme au cinéma où l'on filme beaucoup de choses inutiles. Et puis si le tournage est un cauchemar, au moins il est de courte durée. » Il devait adapter dans les jours à venir Boule de Suif avec Marilou Berry pour France Télé.