« C'est mon chat sur la pochette »

recueilli par cédric couvez

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Le quatuor londonien revient plus fort que jamais avec un deuxième opus produit par Ross Robinson, le pape du metal américain.
Le quatuor londonien revient plus fort que jamais avec un deuxième opus produit par Ross Robinson, le pape du metal américain. — drHarvey Weir

Rescapés de la vague fluo qui inonda les charts en 2007, les Klaxons font une rentrée tonitruante en sortant Surfing the Void. Ce deuxième opus est tant attendu qu'il a alimenté les rumeurs sur Internet depuis trois ans. Sombre et entêtant, l'album à la coloration très metal résonne comme un mantra psychédélique. Rencontre avec James, Jamie et Simon du combo londonien le plus doué de sa génération.
La gestation de l'album

a semble-t-il été très compliquée, que s'est-il réellement passé ?

Vous avez pourtant changé

à multiples reprises de producteurs pendant l'enregistrement ?
Jamie : Ce n'est pas tout à fait exact. Nous voulions changer de direction et obtenir un son différent du premier opus, c'est pour celà que nous avons décidé de ne pas demander à James Ford (producteur de Myth of the Near Future et membre de Simian Mobile Disco) de nous produire. Nous nous connaissons trop maintenant pour être productif. Quant à la rumeur d'être produit par Tony Visconti, le sound designer de David Bowie dans les années 1970, elle était totalement infondée. Nous avons juste mangé une pizza à New York et parler musique ensemble.
Comment Ross Robinson, illustre producteur de metal, est-il arrivé dans cette histoire ?
Simon : C'est lui qui est venu nous chercher et nous sommes parfai­tement tombés d'accord sur le concept plus lourd du son de ce disque.
Où avez-vous enregistré cet album ?
James : Dans sa grande maison de Venice Beach à Los Angeles. Nous avons passé quatre mois avec lui. Mais contrairement aux idées reçues, les producteurs américains ont un rythme de vie très sain. Lorsque nous étions un poil trop éméchés, Ross interrompait immédiatement la séance d'enregistrement et nous mettait au lit. On a seulement eu le droit de fumer quelques joints.

La pochette de l'album est très cool, pourquoi ce photomontage

d'un chat en habit de cosmonaute ?
Jamie : C'est mon chat et je rêvais de le faire voyager dans l'espace depuis très longtemps. Le plus drôle, c'est qu'il semble n'en avoir rien à foutre d'aller dans les étoiles.

Le 13 septembre, vous présenterez votre opus à la Cigale. Préférez-vous être en studio ou sur scène ?
Simon : Sur scène et encore plus dans les petites salles où l'énergie du public est totalement folle.