Kilari, déclinée sur tous les toons

MANGAS Kilari a 14 ans et elle veut devenir chanteuse depuis qu'elle s'est entichée d'un beau gosse, leader d'un groupe pop. Elle est l'héroïne d'un manga, mais aussi d'un jeu vidéo...

Stéphane Leblanc

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Kilari a 14 ans et elle veut devenir chanteuse depuis qu'elle s'est entichée d'un beau gosse, leader d'un groupe pop. Elle est fraîche et pétillante. Naïve, bien sûr, mais romantique et surtout « kawaii » [mignonne].

C'est ce qui fait son succès. Au pays du Soleil-Levant, mais aussi en France où Kilari se décline non seulement en « shojo manga » (mangas féminins, sept tomes édités par Glénat), mais aussi en dessins animés (sur Teletoon et en DVD chez Kaze) et en jeu vidéo (sur la Nintendo DS). Des produits importés du Japon, où le personnage a ses « Kilari-shop ».

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C'est là que Stéphane Ferrand, éditeur chez Glénat, l'a dénichée. « Le manga est une matrice sur laquelle se développe toute une industrie », commente-t-il. Un monde sur lequel An Nakahara, l'auteur de Kilari, avoue n'avoir « quasiment pas d'emprise ». « Un mangaka [auteur de manga] doit fournir 20 à 25 pages par semaine, rappelle Aurélie Lebrun, de la société Kaze. La fonction de son éditeur est de le conseiller, mais surtout de le protéger afin de rester concentré sur sa création.».

Pour la Japan Expo, An Nakahara attend surtout, avec une impatience non dissimulée, de « rencontrer ses fans français et papoter autour de son héroïne. » Kawaii!

L'édition jeunesse sort des pas du manga

Nobi nobi, en japonais, signifie « à l'aise ». En France, c'est aussi une nouvelle maison d'édition de littérature jeunesse, très à l'aise avec l'exigence et la qualité. « Nous avons choisi une autre voie que le manga : des classiques japonais illustrés ou des albums originaux inspirés par le Japon », explique l'éditeur Pierre-Alain Dufour, pour qui participer à la Japan Expo est essentiel. « Les ados qui venaient là il y a dix ans sont ravis de découvrir aujourd'hui d'autres moyens de transmettre leur amour du Japon à leurs enfants », dit-il.