Jeremy Jay fait Splash pour l'été

Boris Bastide

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Jeremy Jay a commencé à enregistrer ses compositions dès l'âge de 14 ans.
Jeremy Jay a commencé à enregistrer ses compositions dès l'âge de 14 ans. — dr

Les quatre saisons de Jeremy Jay. Un an après l'hivernal Slow Dance, inspiré par les synthés de la cold wave, le prolifique chanteur américain se plonge dans l'été avec Splash. Toutes guitares dehors, Jeremy Jay s'y lâche comme jamais adoptant un style entre grunge et lo-fi du début des années 1990. « En juin dernier, je me suis installé à Londres. C'était la première que je quittais la Californie, confie le chanteur. Je ne m'étais jamais senti aussi libre. »
Pour la première fois aussi, Jeremy Jay a ouvert son univers à d'autres musiciens. « Chacun a pu apporter sa personnalité au disque. Tout l'enregistrement s'est fait très vite, sans trop réfléchir. »

Energique et romantique
Cette spontanéité se retrouve dans une musique pleine d'énergie et de romantisme, où le chant presque parlé de Jeremy Jay fait des merveilles. Chacun des neuf morceaux fonctionne, de la bouche même de l'Américain, comme un « court métrage » accrocheur, du sautillant Just Dial My Number au vigoureux Splash en passant par le vaporeux Hologram Feather.
Et l'inspiration de Jeremy Jay ne semble pas encore se tarir. Un autre album est annoncé pour la fin de l'année. « Je compose des chansons depuis que j'ai 6 ans, explique-t-il. Je peux en écrire des millions. »

francophilie

La pochette de Splash a été photographiée au jardin du Luxembourg à Paris. Jeremy Jay participe aussi à la BO de Belle epine, film de Rebbecca Zlotowski avec Léa Seydoux.