Les photos polaroïd font fureur

PHOTO Des images polaroïd sont vendues aux enchères à New York, pour des centaines de milliers d'euros...

C.P. Avec agence

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Monique Jacot (Suisse), zèbres du Cirque Knie, 1988
Monique Jacot (Suisse), zèbres du Cirque Knie, 1988 — © Polaroid Collection

Robert Mapplethorpe, Robert Frank, Andy Warhol, Harry Callahan ou encore Robert Rauschenberg: beaucoup des plus grands artistes du XXe siècle se sont saisis de polaroïds pour figer en quelques secondes leur univers sur du papier.
 
Les petits argentiques sont en voie de disparition mais les clichés qui en sont sortis n’en prennent que plus de valeur. On a rarement autant parlé de cette technologique que depuis qu’elle ne peut plus être fabriquée. 

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La vente qui se tient en ce moment est ordonnée par le tribunal des faillites du Minnesota (nord-est des Etats-Unis) pour payer les dizaines de créanciers de l'inventeur du cliché instantané (1948). La société Polaroïd a fait faillite deux fois, en 2002 et en 2008.
 
La sélection comprend des tirages Polaroïd et argentiques; elle a été rassemblée en plusieurs décennies par le fondateur de la société et inventeur de l'appareil Edwin Land et son directeur technique, le photographe Ansel Adams, dont 400 clichés sont proposés à la vente.
 
D’immenses photos murales d'Adams, notamment le «Lever de lune à Hernandez, Nouveau-Mexique», sont estimées entre 300.000 et 500.000 dollars. Sotheby’s en attend entre 7,2 et 11,1 millions de dollars des enchères.
 
La «Mère migrante» de Dorothea Lange, photographiée en 1936 en Californie est estimée entre 60.000 et 80.000 dollars.
 
L’«auto-portrait en 9 parties» de l’artiste Chuck Close, réalisé grâce à un appareil Polaroïd immense, de 50x60 cm -en exemplaire unique- est estimé entre 40 et 60.000 dollars.