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ControverseAprès l'annulation de son expo, Bastien Vivès fait son mea culpa

Bastien Vivès présente ses excuses pour ses propos les plus virulents

Controverse
Une exposition au Festival d’Angoulême a été annulée après que le dessinateur a été accusé de promouvoir la pédopornographie
Le dessinateur Bastien Vivès.
Le dessinateur Bastien Vivès. - JOEL SAGET / AFP
20 Minutes avec AFP

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L’auteur de bande dessinée Bastien Vivès, dont une exposition au Festival d’Angoulême a été annulée après qu’il a été accusé de promouvoir la pédopornographie dans certains ouvrages et des déclarations publiques, a présenté jeudi des excuses pour ses propos les plus virulents. « Je regrette sincèrement certains de mes propos », a-t-il écrit jeudi sur Instagram. A « aucun moment je n’ai voulu blesser des victimes de crimes et abus sexuels. Et je tiens évidemment, si mes propos ont pu heurter ces personnes, à leur présenter mes plus sincères excuses ».


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Le Festival international de la BD, événement le plus important du 9e art, avait annoncé mercredi l’annulation de l’exposition qui devait être consacrée à partir de fin janvier à ce dessinateur de 38 ans. Il invoquait des « menaces » qui ont visé l’auteur et les organisateurs. Les détracteurs de Bastien Vivès lui reprochent, entre autres, d’avoir lancé sur Facebook des appels à la violence, sous pseudonyme, contre la dessinatrice féministe Emma en 2017.

« Un genre burlesque humoristique » au ton « provocateur »

« Aujourd’hui je me rends compte qu’au-delà de mes œuvres, ce sont surtout mes propos qui ont choqué », a-t-il écrit jeudi sur Instagram. « Je regrette sincèrement certains de mes propos, et plus particulièrement ceux à l’encontre de la dessinatrice Emma postés sur mon mur Facebook envers laquelle je tiens à m’excuser. C’était gratuitement violent, irrespectueux et surtout indigne », a-t-il ajouté.



La polémique porte également sur les livres de cet auteur, qui mêlent pornographie et mineurs. « Ils s’inscrivent dans un genre burlesque humoristique. Ce ton provocateur, il m’est arrivé de le reprendre parfois, de manière maladroite, dans mes interviews », a expliqué l’auteur de Petit Paul.

Cette BD, qui présente un enfant au pénis démesuré suscitant la convoitise des femmes, et d’autres titres comme Les Melons de la colère, où une adolescente est violée, et La Décharge mentale, qui met en scène des relations sexuelles entre des mineures et un homme majeur, font l’objet d’un débat sur leur conformité à la loi.

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