Mylène Demongeot, actrice de « Fantomas » et « Camping », est morte

DISPARITION Mylène Demongeot est décédée à l’âge de 87 ans, annonce l’écrivain Henry-Jean Servat ce jeudi

Fabien Randanne
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L'actrice Mylène Demongeot, en 2016, année de la sortie de "Camping 3".
L'actrice Mylène Demongeot, en 2016, année de la sortie de "Camping 3". — JOEL SAGET / AFP

Elle a été mannequin, actrice et productrice. Mylène Demongeot est morte, à l’âge de 87 ans, annonce ce jeudi Henry-Jean Servat.

« Je suis dévasté d’avoir à faire-part de l’envolée au ciel ce jour de Mylène Demongeot, artiste si chérie et si jolie, actrice magnifique, amie adorée de plus de quarante ans, et militante très active de la défense des animaux. Repose en paix. Je t’aime pour toujours », a déclaré le journaliste et écrivain sur Twitter.

Jointe par 20 Minutes, l’attachée de presse de Mylène Demongeot a confirmé que celle-ci était décédée ce jeudi après-midi, à Paris.

Révélée dans « Les Sorcières de Salem »

Au printemps, la comédienne avait révélé une récidive de son cancer du péritoine. « Après je ne sais combien de séances entre juin et août, j’étais à bout de force, ça me tuait ! J’étais tellement épuisée que j’ai imploré mes médecins pour tout stopper, racontait-elle en octobre à France Dimanche. Je n’en pouvais plus. » Elle avait déclaré qu’elle avait reporté ses espoirs vers « l’immunothérapie ».

Née le 29 septembre 1935, Marie-Hélène Demongeot accédera à la célébrité en tant que Mylène. D’abord mannequin, elle est apparue pour la première fois au cinéma à l’âge de 17 ans dans Les Enfants de l’amour. Mais c’est sa prestation en Abigail dans Les Sorcières de Salem, adaptation de la pièce d’Arthur Miller pour laquelle elle partageait l’affiche avec Simone Signoret et Yves Montand en 1957, qui lui a servi de tremplin sur le grand écran. Ce rôle lui a d’ailleurs valu d’être nommée parmi les révélations féminines de l’année lors de l’édition 1958 de la cérémonie des Baftas (l’équivalent britannique des César)

Elle était Laurette Pic

Le public l’a notamment vue dans Bonjour Tristesse d’Otto Preminger en 1958, et dans la saga « Fantomas » d’André Hunebelle entre 1964 et 1967. Récemment, elle a marqué les esprits en Laurette Pic dans les trois volets de Camping de Fabien Onteniente, sortis entre 2006 et 2016.

Après avoir épousé, en seconde noce (elle s’était unie à Henry Coste en 1958), Marc Simenon, le fils de Georges Simenon, en 1966, Mylène Demongeot avait poursuivi sa carrière entre pointillés, se faisant plus rare au cinéma. En 1980, elle a produit Signé Furax, long métrage réalisé par son mari.

Elle a par ailleurs mené une partie de sa carrière au théâtre et a été particulièrement active sur les planches entre la fin des années 1980 et le début des années 1990.

Deux nominations aux César

Si elle a été faite Commandeure de l’ordre des Arts et des Lettres et Chevalière de la Légion d’honneur, elle n’a jamais été distinguée par ses pairs. Elle a seulement été nommée deux fois aux César, en 2005 et 2007, en tant que meilleure actrice dans un second rôle pour, respectivement, 36, Quai des Orfèvres d’Olivier Marchal et La Californie de Jacques Fieschi.

Mylène Demongeot avait également signé plusieurs livres, dont des récits autobiographiques. Son dernier ouvrage, Très chers escrocs, édité en 2019 était consacré à ses déboires financiers avec son conseiller en patrimoine.

Elle « était une actrice engagée, sensible, notamment, à la défense de la cause animale et environnementale et au droit de mourir dans la dignité », rappelle son attachée de presse dans un communiqué.