La vraie série «Plus Belle la vie»

TELE Dans le vrai quartier du Panier...

Charlotte Pudlowski

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L'équipe  de réalisation de «Tabasco» tourne une scène du feuilleton  partcipatif «C'est pas joli joli», le 24 avril 2010 à Marseille.
L'équipe de réalisation de «Tabasco» tourne une scène du feuilleton partcipatif «C'est pas joli joli», le 24 avril 2010 à Marseille. — AFP PHOTO/GERARD JULIEN

Le vrai quartier du Mistral s’appelle le Panier, et il a désormais sa série. Loin de Plus belle la vie (pas de personnages stéréotypés, pas d’intrigue tarabiscotée, pas de moyens), la série C’est pas joli, joli tourne ces jours-ci son troisième épisode – elle va au rythme d’un par an depuis 2008 – avec les habitants du quartier, dans les appartements ou les bars gracieusement prêtés, et aucun moyen.

Pourquoi cette série?

L’objet n’est pas de «dénoncer» Plus Belle la vie, contrairement à ce qui a été écrit ici ou là. Manifestement pas non plus de la concurrencer. Pas même d’en faire la version réaliste. C’est pas joli, joli est un clin d’œil à la production de France 3, mais elle n’a rien à voir.
 
L’histoire raconte comment des promoteurs immobiliers prêts à tout s’apprêtent à détruire l’authenticité du quartier. Dans la vraie vie, il existe effectivement un projet de construction, et si la série dénonce quelque chose c’est bien ce risque de voir les géants immobiliers nuire à Marseille. Mais C’est pas joli, joli est surtout le moyen qu’a trouvé la société Tabasco vidéo pour «créer du lien social».

Lien social

La série, produite par des amoureux du Panier, s’inscrit dans le cadre global d’un projet de «télé participative». Depuis deux ans, Tabasco réalise des petits reportages sur le quartier, des capsules rigolotes, et, une fois par an, un épisode de fiction, réunissant ainsi les habitants autour de projets collectifs.
 
«Ca marche vraiment bien, s’enthousiasme-t-on chez Tabasco. On est maintenant diffusés dans une salle d’arts et d’essais à Marseille, des gens qui n’ont rien à voir avec le Panier viennent voir la série.» Avec comme ambition de faire un long métrage