Chapelier Fou, ce génie en a sous son grand chapeau

MUSIQUE Chapelier Fou sort son premier album...

Benjamin Chapon

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Le musicien fait évoluer ses compositions en fonction de ses prestations scéniques.
Le musicien fait évoluer ses compositions en fonction de ses prestations scéniques. — F. LORIOU

Le nouveau petit génie de l'électro ­fran­çaise est du genre intello. Avec quinze ans de Conservatoire et «un goût pour les disciplines théoriques comme l'analyse», Chapelier Fou confesse «une formation classique et des déformations électro». Très attendu après deux mini-albums remarquables, son premier opus, 613, est une suite de pièces pop sophistiquées et inspirantes. «Chapelier Fou est né de ma volonté de remonter sur scène, confie ce prof de composition musicale. Ce projet est une histoire de performance et de dispositif.»

Violons, guitares et claviers sur scène

Louis Warynski (son vrai nom) a ainsi mené une réflexion sur le concept de live électro. Multi-instrumentiste, il refuse de se cacher derrière des machines et joue, sur scène, du violon, de la guitare et toutes sortes de clavier. «La manipulation instrumentale est centrale. Ça permet au public de s'approprier la musique. Et à moi, de prendre le plus de risques possibles dans la performance.» Exigeant et érudit, il cite Moondog, père des musiciens minimalistes, mais tient à faire une œuvre « accessible et chaleureuse dont le processus de composition ne soit pas spectaculaire». Son astuce: «J'utilise les mélodies pour faire passer la pilule d'un truc plus complexe. J'ai aussi un projet électro radical, mais je garde ça pour moi…»

>> Retrouvez la playlist de «l'après French Touch» par ici
Artisan autonome

«J'enregistre tous mes sons moi-même. Sur scène, j'utilise des bruits de canettes de bière et d'autres conneries comme ça. Je ne pourrais pas assumer d'utiliser le son d'un autre.»