« On veut créer de la surprise »

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Pourquoi avoir fondé le label Infiné ?

On voulait signer des artistes qui nous excitaient, qui sortaient un peu de tout ce qu'on a l'habitude d'entendre dans la musique électronique. On a été très étonnés de constater que ce qui nous plaisait le plus, le plus risqué, est ce qui marchait le mieux. Comme quoi, on a souvent des idées bêtes et préconçues de ce que les gens vont aimer.

Votre slogan, c'est « Easy music for the hard to please » (« Musique facile pour gens difficiles à satisfaire »). Pourquoi ?

Aujourd'hui, tout est très marketé, c'est une histoire d'image et de communication. Les artistes qu'on signe sont aux antipodes de ça. C'est pour ça qu'on a choisi ce slogan. Mais ça ne veut pas dire que c'est inaudible pour un profane.

Tout en sortant des sentiers battus ?

On veut créer de la surprise. Dans les années 1990, j'achetais des disques sans même savoir ce qu'il y avait dessus. Maintenant, c'est impensable. Quand on achète le disque, on sait ce qu'on va écouter. En raison de l'accessibilité à outrance de la musique, cette naïveté et cette virginité, on les a perdues. W