Infiné remet la musique électro en liberté

Joël Métreau

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La DJ autrichienne Clara Moto.
La DJ autrichienne Clara Moto. — J. MIGNOT

Une floppée de premiers albums séduisants. Après Rone, Aufgang et Danton Eeprom, c'est au tour de Clara Moto d'étendre l'aura d'Infiné, label français le plus excitant en musique électronique. Ceci peut paraître paradoxal, mais le premier disque publié par le label était entièrement joué au piano. En 2006,le DJ lyonnais Agoria (dont un magnifique double mix, Balance 016, sort le 31 mars) avait repéré Francesco Tristano, qui revisitait en finesse des classiques de la techno. Cette audace n'a cessé de se confirmer, manifestant une sensibilité à des styles musicaux variés.

Ces jeunes pousses se font désirer jusqu'en dehors de l'Hexagone, où ils sont de plus en plus amenés à se produire. « Ça me fait plaisir de voir qu'il y a partout dans le monde un bout d'Infiné. Nos artistes commencent tous à éclore, confie Alexandre Cazac, directeur et cofondateur du label. On reçoit de plus en plus de mails de toute la France, mais en anglais. Je suis content qu'on n'ait pas une étiquette "gauloise". » Ses coups de coeur sont d'ailleurs de différentes nationalités : mexicaine, italienne, libanaise, américaine... Parmi les projets, une rencontre entre Pedro Soler et Gaspar Claus, soit un guitariste flamenco et un violoncelliste, un père et son fils, ou un album qui réunit orchestre symphonique, Francesco Tristano et Carl Craig. « On n'en est qu'au début, assure Alexandre Cayzac. L'idée, c'est de construire une histoire et une famille. » W