Les Poppys perdent leur procès contre Universal

MUSIQUE Six anciens chanteurs du groupe réclamaient plus d'un million d’euros, ils ont été déboutés...

Avec agence

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L’histoire se répète pour les Poppys. Six anciens chanteurs du groupe constitué d’une vingtaine d’enfants, qui connurent le succès au début des années 70 avec leur tube «Non, non, rien n’a changé», ont perdu mercredi le procès qu'ils avaient intenté à Universal Music France. Ils lui réclamaient plus d'un million d'euros au titre de leurs droits d'artistes-interprètes.

En 2008, le tribunal de grande instance de Paris les avait déjà déboutés. Mercredi, la cour d'appel de Paris a confirmé ce jugement, considérant qu'Universal Music France n'avait pas commis de «manquement à ses obligations contractuelles».

Destin prometteur

En 1970, Bruno Polius-Victoire, Thierry et Philippe Sellier, Philippe et Gabriel Képeklian et Harry Trowbridge, alors membres de la chorale des Petits chanteurs d'Asnières, avaient été choisis par Jean Amoureux pour intégrer un tout nouveau groupe au destin prometteur: les Poppys, constitués d'une petite vingtaine d'enfants de neuf à 14 ans.

Durant trois ans, les Poppys avaient surfé sur la vague hippie et accumulé les succès. Grâce à leurs chansons vantant la paix, l'amour et la fraternité, ils avaient écoulé plus de cinq millions de vinyles et obtenu deux disques d'or pour leur tube «Non, non, rien n'a changé».

 

Les Poppys - Non, Rien N'A Change
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Trente ans plus tard, estimant avoir été lésés financièrement, ils avaient décidé d'attaquer Universal, tant au pénal qu'au civil. Au pénal, la plainte pour escroquerie et abus de confiance s'est conclue par un non-lieu en 2001, confirmé en appel en 2002. Au civil, en revanche, le dossier a continué à prospérer plusieurs années.

Dans la décision rendue mercredi, la cour d'appel a infligé un nouveau revers aux enfants devenus quinquagénaires, considérant notamment que Jean Amoureux avait tout à fait «qualité pour signer les contrats d'enregistrements du 19 octobre 1970 et du 29 octobre 1976» et avait alors «agi en parfait accord avec les membres du groupe» et leurs parents. Rien n’a changé, donc.