La folle Journée d'un Chopin pop

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C'est un génie du classique capable d'inspirer Pink Martini (La Soledad), Muse (United States of Eurasia) ou NTM (That's My People) que la Folle Journée a célébré ce week-end à Nantes. « Il existe une filiation évidente entre l'esthétique romantique et la variété d'aujourd'hui », analyse le musicologue Joffrey Priot.

Chopin avait la formule du tube. A l'image du Prélude n° 4 repris par Gainsbourg dans Jane B. « Cette mélodie est tellement économe, avec ses glissements de notes subtils, qu'elle permet de percevoir les nuances de l'accompagnement », précise le pianiste Florent Boffard. Contrairement à Beethoven, Chopin ne développait pas ses thèmes, mais juxtaposait des mélodies de manière régulière et symétrique. Une écriture proche du couplet-refrain : « Sans répétition, la mémoire ne retient pas. S'il y en a trop, l'auditeur s'ennuie, explique le compositeur Jean-François Zygel. Chopin maniait cet équilibre à la perfection. »

En plus de la Folle Journée, qui a battu un record d'affluence avec 128 000 billets vendus, Chopin - star de la pop née en 1810 - sera honoré cette année par plus de deux mille événements dans le monde. W

à Nantes, David Prochasson