VV Brown, nouvelle diva soul dopée à la pop

MUSIQUE La chanteuse anglaise débarque en France avec un premier album, «Travelling like the Light»...

Benjamin Chapon

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La chanteuse britannique VV Brown, le 28 septembre 2009 lors de la nuit de Oxjam à Londres.
La chanteuse britannique VV Brown, le 28 septembre 2009 lors de la nuit de Oxjam à Londres. — MKC/WENN.COM/SIPA

Lassés des frasques éthyliques d'Amy Winehouse et déçus par la mièvrerie formatée de ses héritières, les adorateurs de la soul sauce anglaise ont une nouvelle icône à vénérer: VV Brown. Autant par son look et son grain de voix salé que par ses instrumentations, cuivres et choeurs en tête, la chanteuse de 24 ans assume une passion pour les années 1960, époque où l'insouciance de la jeunesse conquérante le disputait à l'angoisse d'une catastrophe imminente. Pop et soul, donc.

Peut-être un peu moins convaincante sur les ballades, VV Brown écrit, quelle que soit la musique qui les accompagne, des textes déchirants sur ses amours déçues. Et y met, en diva joyeuse ou éplorée, toujours la même intensité, la même âme.

Dans la lignée de Shirley Bassey, Nancy Sinatra ou Tina Turner, Miss Brown ferait, à n'en pas douter, l'interprète idéale du générique d'un prochain épisode de James Bond. Avec par exemple, un titre comme l'excellent Leave!, amusette pop survitaminée qui sonne déjà comme un classique Motown, entre boogie- woogie et beats hip-hop. Moderne et sexy, aguicheuse et classieuse, la musique de VV Brown n'a pas séduit les Britanniques. Le disque, paru il y a plusieurs mois là-bas, était pourtant précédé d'une réputation flatteuse, et était largement soutenu par la presse spécialisée. Les ventes n'ont pas été à la hauteur des attentes. Osons croire que la France lui rendra une meilleure justice.