Bientôt tous mordus de Vampire WEekend

Benjamin Chapon et Clémence Millet

— 

Les quatre garçons dans le vent ont composé un album très proche de la perfection pop.
Les quatre garçons dans le vent ont composé un album très proche de la perfection pop. — S. SOLKAER STARBIRD

De la musique qui rend heureux... Avouez que vous en avez bien besoin. Le deuxième album de Vampire Week-end, Contra, arrive donc à point nommé. Le quatuor new-yorkais avait déjà séduit un large cercle d'adeptes, en 2008, avec son premier opus éponyme, savoureux alliage de rythmes africains et de refrains pop.

« On a essayé de garder le même état d'esprit tout en étant plus ambitieux, plus matures, raconte le chanteur Ezra Koenig. Notre premier album a quelque chose d'étudiant. » Si la fraîcheur et l'allant des mélodies restent leur sacerdoce, les Vampire Weekend ouvrent ici leurs chansons à de nouvelles influences exotiques, notamment caribéennes. « On a rajouté quelques instruments : un xylophone en bois, le marimba et des maracas brésiliennes pour le côté latino. Et d'autres, dont on ignore le nom, comme un gros djembé. On aime aussi mélanger les sons germaniques, asiatiques, africains... » Autre nouveauté, les guitares laissent largement la place à des synthés vintage pour créer des ambiances psychédéliques et sophistiquées. Textes finauds, astuces mélodiques géniales et gimmicks adorables enrichissent encore l'écoute. L'air de rien, derrière leurs mines bien mises d'enfants souriants, ces quatre garçons dans le vent ont composé un album très proche de la perfection pop. « On n'a jamais eu l'intention d'être un groupe de rock, on fait juste de la pop. » W