« une figure qui évoque à la fois émerveillement et effroi »

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Les chorégraphies du spectacle oscillent entre burlesque et angoisse...

La figure de la princesse évoque à la fois émerveillement et effroi, comme les contes. Elle porte une part de rêve, mais les histoires sont souvent atroces. Les princesses se font kidnapper par des hommes, violer par des loups dans la forêt ou même brûler vives...

Ambiguïté sexuelle, mue... Il y a plusieurs thèmes récurrents dans ce spectacle...

Sans doute car la plupart des chorégraphes sont de la même génération. Je voulais réunir des anciens, même s'il y a quelques jeunes.

Comment ont-ils réagi quand vous leur avez annoncé le thème ?

Ils ont été un peu interloqués. Je leur ai de plus imposé une musique pas facile de Luis Naõn. A part ça, je les ai laissés libres.

Les petites filles pratiquent souvent la danse pour avoir une robe de princesse. Ce spectacle dur n'est-il pas de nature à les décourager ?

Je ne pense pas. Toutes les petites filles veulent devenir princesses à un moment. Plus tard, elles veulent devenir maîtresses, coiffeuses ou esthéticiennes... Nous aurons encore des vocations de danseuses. W

recueilli par B. C.