L'Ariel Atom, un bolide plus rapide qu'une Ferrari

AUTOMOBILE La voiture au volant de laquelle est décédé l'acteur Jocelyn Quivrin allie puissance et sportivité...

Sandrine Cochard

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  — © Noodlefish / FLICKR

Ce qui frappe lorsque l’on voit une Ariel Atom pour la première fois, c’est sa carrosserie ouverte. Avec des performances supérieures à une Porsche ou une Ferrari, cette voiture - au volant de laquelle est décédé l’acteur Jocelyn Quivrin, dimanche soir - est un bolide qu’il vaut mieux savoir manier. Explications.
 
Gage de sensations fortes
«L’Ariel Atom est clairement à ranger dans la catégorie des super sportives, explique à 20minutes.fr Sylvain Vetaux, journaliste pour Auto-Plus qui a testé le bolide. Le fabricant n’a pas opté pour une vitesse de pointe très élevée mais pour des accélérations, très véloces. Au volant d’une Ariel Atom, on a les mêmes sensations que sur une moto sportive. C’est une voiture plus radicale qu’une Porsche ou qu’une Ferrari.» Interrogé par l'AFP, Stéphan Pierantoni, gérant de Racing Formula (Var) qui propose des stages de conduite sur ce roadster, va plus loin. Selon lui, ses accélérations sont dignes d'une F1.
 
Ses performances
«Avec 300 chevaux pour 500 kilos, il lui suffit de 2,8 secondes pour passer de 0 à 100 km/h et de 12 secondes de 0 à 200 km/h», selon Stéphan Pierantoni. Equipée d'un moteur Honda Civic de type R K20, l'Ariel Atom peut développer une puissance, selon les motorisations, de 245 CV à 300 CV pour un poids total de 500 kg et une vitesse maximum de 240 km/h. Une version encore plus puissante de 500 CV est prévue en 2010.
 
Voici deux vidéos d’une Ariel Atom sur circuit:
 

 
 

 
Une voiture dangereuse?
L’Ariel Atom est un roadster, c’est-à-dire un véhicule sportif pouvant rouler sur route et à la carrosserie réduite à son minimum (pas de toit, pas de portes, pas de pare-brise). «L’objectif de cette voiture n’est pas le confort mais les sensations fortes», prévient Sylvain Vetaux. «C'est en fait un moteur sur un châssis avec deux sièges baquet sans airbag» et sans pare-brise, résume Stéphan Pierantoni. Seul impératif pour le conducteur d’un tel bolide: être équipé d’un casque. «Le reste du corps est tout de même protégé par la structure de la voiture», souligne Sylvain Vetaux.
 
«C'est un véhicule à ne pas mettre dans toutes les mains», prévient Stéphan Pierantoni, car «il ne dispose pas d'assistance au pilotage ou au freinage comme un véhicule courant». «Ce n’est pas une voiture dangereuse car elle tient bien la route, nuance Sylvain Vetaux qui souligne toutefois ne pas l’avoir essayée sur piste mouillée. Sa puissance suppose une conduite adaptée, comme pour n’importe quelle autre voiture sportive.» L’Ariel Atom est-elle adaptée pour une conduite sur route? «Très sûre sur circuit, elle nécessite pour la conduite sur route un réglage très fin de ses suspensions mais ce n'est pas vraiment une voiture faite pour la route», estime de son côté Stéphan Pierantoni.
 
L’Ariel Atom en France

Selon l’importateur de la voiture en France, interrogé par LePoint.fr, seuls 27 modèles ont reçu l’homologation des Directions régionales de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (Drire). L'Atom ne dispose pas en effet d'une homologation globale au niveau européen. Rien de grave selon l’importateur qui «affirme que les modifications demandées par les Drire concernent seulement le pot d'échappement pour réduire le bruit généré par l'engin», note LePoint.fr. Quant à son prix, il peut aller jusqu’à 134.000 euros pour le modèle 500 ch V8.