Yves Saint Laurent et Pierre Bergé en toute intimité

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Quelques-uns des objets mis aux enchères.
Quelques-uns des objets mis aux enchères. — Y. VALAT / EPA / SIPA

Quand il n'y en a plus, il y en a encore. Neuf mois après la vente des chefs-d'oeuvre de la collection Yves Saint Laurent-Pierre Bergé, Christie's dispersera, de mardi prochain à vendredi à Paris, 1 200 meubles et objets familiers provenant de la demeure normande et des domiciles parisiens des deux esthètes. Non pas les objets de valeur qui n'avaient pas trouvé preneur en février. Ni les bronzes chinois, qui resteront en lieu sûr... Mais leurs effets personnels, objets du quotidien ou de décoration que Pierre Bergé ne jugeait pas dignes d'intérêt pour les musées ou les grands collectionneurs privés.

Il y a bien encore quelques toiles (un Fernand Léger, estimé à 50 000 euros) et des sculptures (un César, 4 000 euros), mais il s'agit principalement de fauteuils, de vaisselle, de miroirs, de lustres, de soldats de plomb (toute une collection estimée à 3 000 euros), de montres ou de boutons de manchette portés par Yves Saint Laurent (1 500 euros) et d'une Mercedes classe S (30 000 euros). Mis en vente au profit de la recherche et de la lutte contre le sida, ces objets, qui n'ont de plus-value que d'avoir appartenu à Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, seront proposés à des prix très raisonnables, à partir de 20 euros. En attendant, ils sont exposés gratuitement, jusqu'à lundi, au siège de la maison de vente aux enchères, avenue Matignon, à Paris. W

Stéphane Leblanc