Marie NDiaye aussi en appelle à Frédéric Mitterrand

CULTURE Après avoir été appelée à respecter un «devoir de réserve»...

V.V.

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Marie N'Diaye, lauréate du prix Goncourt 2009
Marie N'Diaye, lauréate du prix Goncourt 2009 — MARTIN BUREAU/AFP
Finalement, elle assume. Couronnée par le prix Goncourt la semaine dernière, Marie NDiaye avait tenu à justifier ses propos tenus l'été dernier. Dans une interview aux Inrockuptibles, elle avait qualifié de « monstrueuse » la France. « Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité » avait-elle dit pour expliquer son déménagement en Allemagne. Député (UMP) Eric Raoult n'avait pas apprécié, trouvant ses propos « insultants».

Après trois jours de polémique, Marie NDiaye a finalement décidé de tout assumer. «Le contexte a changé avec la publication de ce texte grotesque et hallucinant d'Eric Raoult, a expliqué, mercredi au Nouvel Observateur, la romancière. Il n'est plus nécessaire d'affiner mes propos.» Dans les Inrocks, elle «persiste et signe».

 
Pas de devoir de réserve
D'autant que les lauréats du Prix Goncourt ne sont soumis à aucun devoir de réserve. Et les membres de l'Académie se sont succédé, ces derniers jours, pour le rappeler. «C'est déjà difficile de décerner le Goncourt, a ainsi réagi Bernard Pivot. Si en plus il fallait se déterminer sur les propos que l'auteur a tenus des mois avant...»

A toutes fins utiles, Marie NDiaye a demandé à Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, de clore cette affaire. «Eric Raoult a posé une question écrite, a fait savoir son cabinet. Le ministre répondra donc par écrit...»