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CULTURELes ambassadeurs culturels de luxe de Barack Obama?

Les ambassadeurs culturels de luxe de Barack Obama?

CULTURE
Le Comité des Arts du président américain: simple vitrine ou vrai pouvoir de négociation?
Anna Wintour à gauche, le présentateur TV Andy Cohen et Sarah Jessica Parker à droite photographiés le 16 June 2009 à New York
Anna Wintour à gauche, le présentateur TV Andy Cohen et Sarah Jessica Parker à droite photographiés le 16 June 2009 à New York - Will Ragozzino/PatrickMcMullan.com/Sipa Press
Aurélien Romano

Aurélien Romano

Anna Wintour, la patronne de Vogue, et l’actrice Sarah Jessica Parker en sont. Les acteurs Forest Whitaker et Edward Norton aussi. Ils font partie du Comité des Arts du président américain, de son véritable nom Comité présidentiel des Arts et des Humanités. Une structure qui existe en fait depuis 1982 mais qui a bénéficié d’un coup de projecteur lorsque Barack Obama a nommé des stars d’Hollywood comme conseillers culturels, cette semaine. Des ambassadeurs de luxe, en quelque sorte.


«Le comité identifie des programmes et leur donne l’attention qu’ils méritent en se constituant comme un pont entre les agences fédérales, les fondations et le secteur privé» explique à 20minutes.fr, Kimber Craine, directeur des programmes au Comité. En aucun cas comparable à un ministère de la Culture à la française, la structure est destinée à attirer la lumière sur des programmes lancés par des acteurs privés.


«Diplomatie culturelle»


Les initiatives peuvent être à la fois nationales et internationales, reprend Kimber Craine qui précise de Michelle Obama, présidente d’honneur du Comité, met aussi la main à la pâte. «Elle veut promouvoir la connaissance des arts chez les enfants. Nous montons aussi des partenariats avec des pays étrangers afin de promouvoir une sorte de diplomatie culturelle. Enfin, il nous faut veiller la sauvegarde de trésors patrimoniaux américains», comme un ancien drapeau américain, disponible ici et le bus dans lequel Rosa Parks est montée en 1955, refusant de céder sa place à passager blanc, un des actes fondateurs du mouvement des droits civiques. Bus restauré après avoir été abandonné trente ans dans un champ, se félicite le Comité.


Du côté de la diplomatie culturelle, «le Comité travaille par exemple à la promotion du dialogue entre les pays à travers les films», souligne Kimber Craine. But de l’opération: permettre à des réalisateurs indépendants de faire connaître leur travail à l’étranger. Un peu comme, en France, le fait l’opérateur Cultures France.


Le rôle des célébrités?


Question budget, le Comité des arts n’en a pas vraiment. Kimber Craine s’empresse d’ailleurs de préciser que les personnalités qui en sont membres ne perçoivent pas de salaire. C’est donc juste pour l’honneur. Toujours selon Craine, Obama a choisi ces personnalités «pour leur rôle de leader dans leur domaine d’activité, acteurs, architectes, business men», et surtout, leur capacités à «utiliser leur célébrité pour faire connaître les actions du comité».

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