Le festival d'Angoulême à nouveau menacé d'exil

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La subvention de la mairieva baisser de 400 000 euros.
La subvention de la mairieva baisser de 400 000 euros. — S. DONIKIAN / SIPA

Le week-end a été frénétiquement agité dans le petit milieu du 9e art. La faute à Philippe Lavaud, maire d'Angoulême, qui annonçait mercredi dernier une baisse de 400 000 euros de la participation de sa ville aux frais techniques d'installation du festival. Dans la foulée, Franck Bondoux, directeur de l'événement, a vivement réagi et estimé que l'édition 2010 pourrait être annulée. Depuis, des auteurs et éditeurs de BD aux politiques et commerçants d'Angoulême, toutes les personnes concernées y sont allées de leur commentaire... Sauf le maire, resté silencieux tout le week-end. Dans l'ombre, les organisateurs du festival, bénéficiaire en 2009, cherchent déjà des financements alternatifs.

S'il est difficile d'y voir clair dans cette partie de poker menteur, la polémique a déjà relancé une pénible rengaine : le possible déménagement de l'événement à La Rochelle, Arcachon ou même Paris. S'il semble impensable que l'édition 2010 de la plus grande manifestation BD au monde soit annulée, ces difficultés récurrentes hypothèquent sans doute l'avenir du festival... à Angoulême. W

B. C.