Sanseverino moins tsoin tsoin

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On ose le dire : on n'aimait plus trop le sympathique Sanseverino. Embarqué, succès oblige, dans une surenchère tagada tsoin tsoin, le chanteur et guitariste, au swing désarmant de facilité naturelle, s'était entouré d'un big band bruyant. Avec ce quatrième album, Les Faux Talbins, il revient à des chansons où les fanfreluches mélodiques habillent à merveille des textes soyeux. Sur les vieux patrons du rockabilly, du boogie-woogie ou du bluegrass, il brode des histoires incroyables de mauvais garçons au grand coeur.

On retrouve avec gourmandise cette poésie rapiécée, faite de jeux de mots en dentelles et de refrains cousus mains pour sa gouaille froissée. W

B. C.