Dan Black (enfin) seul

MUSIQUE L'ex-chanteur du groupe britannique The Servant sort lundi un album solo aux multiples inspirations...

Sandrine Cochard

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Ne pas se fier au look de dandy maniéré de Dan Black. Derrière ses airs éthérés, l’ex-chanteur du groupe britannique The Servant revient lundi avec un album solo solide aux inspirations électro-pop. Une façon de tourner définitivement la page de The Servant, dissout en 2007. «J’en avais assez de devoir avoir l’aval des autres membres du groupe pour expérimenter des sons sur des morceaux, justifie-t-il. Il y avait toujours quelqu’un pour dire: ça ne me plaît pas.»

 
Solitaire
 
Le leader du groupe défait décide de changer de vie et s’installe à Paris, au cœur du Marais, où il bricole sur son ordinateur les futurs morceaux de son album solo, baptisé sobrement Un. Un titre synonyme de création solitaire et de nouveau départ. «J’avais envie de changement, je voulais en finir avec les guitares et le style indie du groupe pour toucher à d’autres styles», explique-t-il sans amertume. Résultat: son album solo oscille entre une électro aérienne et les basses bouillonnantes habituellement réservées au hip hop. Libéré de toute contrainte, Dan Black se fait bidouilleur de nouveaux sons qui empruntent aussi bien à Sigur Ros qu’a Radiohead ou une bande originale d’un film datant de 1984.
 
Son premier coup de génie s’appelle «Hypntz» dont la vidéo faite maison, réalisée façon film de vacances entre Paris, Bali, Lombok et Hong-Kong, connaît un joli buzz sur le Net (adoubé notamment par l’autoproclamé découvreur de nouveaux talents Perez Hilton). Le titre, qui mixe Rihanna, la bande-originale du film Starman et les paroles de la chanson «Hypnotize» du rappeur décédé Notorious B.I.G, a pourtant dû subir un petit arrangement pour apparaître sur l’album sous une nouvelle identité, «Symphonies». Dan Black nous explique pourquoi en vidéo:

A 33 ans passés, Dan Black sait où il veut aller. Malgré son leadership incontesté au sein de The Servant, c'est en solo qu'il livre lemeilleur de lui-même. Parisien de coeur depuis deux ans, il n'envisage cependant pas de se lancer en français. «Chanter dans une autre langue que sa langue maternelle sonne toujours faux comme lorsque des Français chantent en anglais», explique-t-il.

Les curieux et les fans pourront le voir sur la scène de la Cigale le 5 novembre prochain, à l'occasion du festival des Inrocks. Il partagera l'affiche avec Fredo Viola, un autre bidouilleur de génie.