Christine Albanel à la BNF?

CULTURE L'ex-ministre de la Culture aurait en charge le délicat dossier de la numérisation des livres...

Sa. C.

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Christine Albanel, la ministre de la Culture et de la Communication, sortant de l'Elysée le 17 juin 2009
Christine Albanel, la ministre de la Culture et de la Communication, sortant de l'Elysée le 17 juin 2009 — WITT/SIPA

Christine Albanel a-t-elle pris goût au numérique? Après la loi Hadopi, l’ex-ministre de la Culture, devrait prochainement gérer un autre dossier épineux: celui de la numérisation des livres de la Bibliothèque nationale de France.  Le journaliste de l’Express, Renaud Revel affirme en effet sur son blog que «Christine Albanel va prendre la tête» de l'établissement, en remplacement de Bruno Racine. Contactée par 20minutes.fr, la BNF assure ne pas être au courant d’une telle arrivée. Même son de cloche au ministère de la Culture où l’on indique que «rien n’est officiel».
 
Si sa nomination se confirme, Christine Albanel - en disponibilité depuis son éviction du ministère de la Culture, le 24 juin dernier - aurait en charge le délicat dossier de la numérisation des livres de la BNF. L’établissement français a entamé un début de dialogue avec Google, en août dernier, tout en précisant qu’aucun accord n’avait été signé pour le moment.
 
Plus souple avec Google
 
Le successeur de Christine Albanel à la Culture, Frédéric Mitterrand, avait salué ce rapprochement, rappelant «qu’il est un fervent défenseur de la numérisation du patrimoine culturel de l’Etat en raison des potentialités d’accès qu’elle recèle et d’élargissement des publics qu’elle permet.» Début octobre, Frédéric Mitterrand a même créé une commission, présidée par l’ancien PDG de l'éditeur Fayard Claude Durand, chargée de plancher sur le sujet.
 
L’arrivée de Christine Albanel à la BNF pourrait signifier un assouplissement de la position de la bibliothèque française. Interrogée en septembre dernier par le magazine littéraire Actualité, Christine Albanel s’était montrée moins sévère envers Google. «Bien sûr, il nous faudrait trouver un modèle à la française, et c'est en ce sens que nous sommes allés avec le lancement d'Europeana, alors que j'étais au ministère. Il ne me semble pas pertinent d'avoir une attitude ayatollesque contre Google books non plus: nous devrions savoir apprécier les avantages du secteur privé sans pour autant oublier le nécessaire engagement de l'État», avait-elle déclaré. Et d’ajouter: «Il n'est pas question aujourd'hui de jeter l'anathème sur Google, cela n'apporterait rien de bon.»