Vitalic délivre un « Flashmob » bodybuildé pour le dance-floor

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Tachycardie et convulsions sont les symptômes révélateurs d'une écoute prolongée du dernier album du Français Vitalic, alias Pascal Arbez-Nicolas. Après un premier coup d'essai qui l'extirpe de l'underground (OK Cowboy en 2005), Vitalic réalise avec Flashmob une véritable machine à danser, empilant beats musclés sur des nappes cosmiques et vrombissantes. Dans ses morceaux bodybuildés pour le dance-floor s'engloutissent ainsi des airs malades d'avoir forcé sur les anabolisants. Car l'album délivre une musique toute synthétique, qui découvre avec stupéfaction sa facticité. D'où le désarroi, jusque dans des titres plus downtempo comme Alain Delon (sic) et Still, où les vocaux déstructurés répondent au son d'une guitare étranglée. A l'image de Chicken Lady, Vitalic disloque ses morceaux - courts - pour mieux faire jaillir leurs points de rupture. Leurs mélodies sont ainsi remplies de chausse-trappes et de pièges. A se vautrer. W

Joël Métreau