Bernard Chapuis devise sur les copains d'abord

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Chapuis reste fidèle à son univers.
Chapuis reste fidèle à son univers. — M. ROUGEMONT / OPALE

Un pur moment de grâce et un délice pour lecteurs gourmets. On retrouve dans Le Rêve entouré d'eau (Stock) l'atmosphère charmeuse, le goût de vivre et de jouir, qui font le sel des livres de Bernard Chapuis. Après Vieux garçon (2007), qui racontait l'équipée estivale d'une bande de jeunes, ce nouveau roman met en scène une troupe hétéroclite d'amis à la jeunesse bien tassée, tous célibataires.

A la faveur d'une de leurs soirées où l'on mange bien et l'on boit mieux encore, se décide le projet fou de se lancer à la recherche de quatre objets mystérieux : la selle d'un soldat SS, un lit en érable de 1929, une épée touareg et un pin japonais. Et c'est parti pour un gros roman plein de saveurs, dans une ambiance à la Claude Sautet et des personnages dignes des chansons de Brassens. Les romans de Chapuis sont tous intemporels, racés. La « patte » de l'auteur, distinguée sans afféterie, malicieuse sans lourdeur, dessine un univers reconnaissable entre mille. W

Karine Papillaud