«Séraphine», 7 césars et... un procès pour plagiat

CINEMA Un docteur en histoire de l’art attaque les auteurs du film...

E. D.

— 

"Séraphine" de Martin Provost est sorti vendredi soir grand vainqueur de la 34e soirée des César, au théâtre du Châtelet à Paris, remportant sept César dont ceux du meilleur film et de la meilleure actrice, décerné à Yolande Moreau.
"Séraphine" de Martin Provost est sorti vendredi soir grand vainqueur de la 34e soirée des César, au théâtre du Châtelet à Paris, remportant sept César dont ceux du meilleur film et de la meilleure actrice, décerné à Yolande Moreau. — Bertrand Guay AFP

Le film a été la star des Césars 2009. Pourtant après avoir remporté sept prix, Séraphine fait de nouveau l’actualité dans une rubrique moins prestigieuse. Le film est assigné en contrefaçon devant le TGI de Paris.

Docteur en histoire de l'art, Alain Vircondelet accuse les auteurs de plagiat. Ce spécialiste reconnu de Séraphine Louis, domestique illuminée devenue peintre autodidacte, a soutenu en 1984 une thèse de doctorat sur le sujet avant de publier deux ans plus tard,aux Editions Albin Michel une biographie intitulée Séraphine de Senlis. 

600.000 euros de dommages et intérêts

Regrettant d'avoir été «totalement évincés du succès de ce film, alors même que le scénario reproduit à de nombreuses reprises des parties de l'ouvrage dont ils détiennent les droits», l'écrivain et les éditions Albin Michel réclament 600.000 euros de dommages et intérêts.

«Nous contestons expressément l'existence d'une contrefaçon», réagit l'avocat du producteur TS Productions et du scénariste Martin Provost, arguant que les passages litigieux trouvent leur origine «dans des ouvrages antérieurs».

 

L'affaire pourrait être tranchée d'ici un à deux ans.