« The E.N.D. » Au bout du virage dance de Black Eyed Peas

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En promo pour le nouvel album de son groupe, Black Eyed Peas,

Will.I.Am arrive en interview avec son oreiller sous le bras... La veille, il mixait à Cannes. Avachi sur son siège, il vante mollement les influences qui l'ont poussé à faire un album dance : « Nous avons été très inspirés par The Crookers, Boys Noize et David Guetta. » The E.N.D., c'est-à-dire The Energy Never Dies, abandonne l'alliance du R'n'B, du rap et de la pop des anciens albums. Fini le savoureux mélange des genres de Monkey Business. L'album est entièrement dédié à l'électro dance primaire, mixée façon hip-hop kitsch des années 1990 : « Il faut écouter ce CD dans la voiture avant d'aller en discothèque, puis sur la piste de danse, résume le chanteur. C'est fait pour s'éclater. »

Si les Black Eyed Peas n'ont jamais été réputés pour leurs paroles, celles de The E.N.D. tournent carrément en rond. Ruptures, déceptions... les déboires amoureux semblent correspondre à l'état d'esprit du groupe : « On rencontre des filles dans les clubs. La plupart du temps, ça se finit vite. » L'union des Black Eyed Peas, par contre, résiste malgré les incartades en solo de Fergie et Will.I.Am : « Quel membre de groupe a eu plus de succès en solo ? Michael Jackson est le seul », explique le chanteur, qui ajoute en riant : « Si quelqu'un veut partir, je sors les photos dossiers de nos orgies. » W

Laurie Haslé