Le baiser volé de Rindy Sam lui coûte 18.840 euros

JUSTICE La cour d'appel de Nîmes a condamné la jeune femme pour avoir laissé une trace de rouge à lèvre sur un tableau blanc...

Avec agence

— 

L'avocate a souligné que la Collection avait reçu des messages de soutien de plusieurs grands musées et salles d'exposition, comme le Museum of Modern Art (Moma) de New York ou la fondation Guggenheim.
L'avocate a souligné que la Collection avait reçu des messages de soutien de plusieurs grands musées et salles d'exposition, comme le Museum of Modern Art (Moma) de New York ou la fondation Guggenheim. — Boris Horvat AFP

La cour d'appel de Nîmes a condamné Rindy Sam, qui avait laissé, en juillet 2007, une trace de rouge à lèvres  sur une oeuvre du peintre américain Cy Twombly exposée à Avignon, à payer 18.840 euros à la collection Lambert, au titre des frais de restauration de la toile. La décision est conforme à celle prononcée en première instance par le tribunal correctionnel d'Avignon, en août 2008.
 
La jeune femme, de nationalité cambodgienne, devra en outre s'acquitter d'une somme de 500 euros en faveur du peintre, mais aussi d'Yvon Lambert, propriétaire de la toile, et de la collection qui l'abritait, au titre des dépenses liées à leur défense.
 
Double peine
 
Rindy Sam avait aussi été condamnée dans un premier temps, en novembre 2007, avant les travaux de restauration de la toile, à 1.500 euros de dommages-intérêts, à 100 heures de travaux d'intérêt général. Elle n'avait pas fait appel des condamnations ni contesté l'euro symbolique de dommages-intérêts à verser au peintre. Celui-ci s'était dit «horrifié» par le baiser laissé sur la toile par la jeune femme, pour qui il s'agissait d'un «acte d'amour et d'un acte artistique». Le tableau, d'un blanc immaculé, était alors exposée à la Collection Lambert d'Avignon.
 
«Je suis déçu par la décision de la cour d'appel», a commenté mardi l'avocat de la jeune femme, Jean-Michel Ambrosino, selon lequel certains travaux de la restauratrice de l'oeuvre étaient «inopportuns», et sa facturation «prohibitive», a-t-il dit à l'AFP.