Christophe Willem: «Etre moins dans la démonstration et plus dans l'amusement»

INTERVIEW Le chanteur revient le 25 mai avec un nouvel album, «Caféine» (Sony)...

Propos recueillis par Sandrine Cochard

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  — © Antoine Le Grand

Nouveau look, nouvelles explorations musicales, nouvelle façon de chanter… En deux ans, Christophe Willem a pris de l'assurance et revient aujourd’hui défendre son nouvel album «Caféine», aux sonorités plus affirmées, qui sort le 25 mai prochain. Rencontre.


Christophe Willem - Berlin (Clip Officiel)
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Deux ans après «Inventaire», vous revenez avec un album beaucoup plus énergique et euphorique. C’est la fin du mélo?
Exactement. «Caféine» reflète mon état d’esprit du moment. Je ne me prends pas trop la tête, j’ai beaucoup de plaisir à faire ce que je fais et surtout, je savoure l’instant.
 
Pourquoi l’avoir enregistré au Royaume-Uni?
Je voulais un son anglais, très pop, avec des textes français. C’est quelque chose que l’on voit peu. Je cherchais des rythmiques plus imposantes et un son plus lourd que dans l’album précédent. Les Britanniques sont doués pour construire des morceaux dopés aux arrangements mais qui tiennent également la route en piano-voix. Et puis, la plupart des réalisateurs qu’on a contactés vivaient à Londres, il était donc plus facile de travailler sur place.
 
Vous êtes très perfectionniste. Avez-vous eu plus de liberté pour diriger cet album?
Oui, même si j’avais déjà eu la main sur «Inventaire». Pour ce nouvel album, ma participation est plus flagrante car j’ai co-écrit, co-composé et co-réalisé plusieurs titres. J’ai voulu aller au bout de mon projet et ne rien lâcher. C’est un album très musical, pour lequel je n’ai pas souhaité mettre ma voix en avant. Je voulais moins être dans la démonstration que dans l’amusement.
 
Vous n’êtes plus en quête de légitimité?
Non, je m’assume mieux. Cet album reflète ce côté décomplexé. Je ne veux pas forcément surprendre le public mais je ne voulais surtout pas faire «Inventaire 2». Je suis donc parti sur quelque chose de totalement différent.
 
Certaines paroles, notamment dans «Fragile», trahissent encore un manque de confiance en vous…
J’ai deux personnalités bien distinctes. Dans la vie publique, j’ai cette assurance et je peux imposer certaines choses dans mon travail. Dans ma vie privée, on ne m’a pas forcément donné les moyens de croire en moi, alors que le fait d’avoir gagné «Nouvelle Star» et d’avoir vendu beaucoup d’albums m’ont aidé à me sentir mieux. Cette assurance compense le manque de confiance que j’ai dans la vie privée. Je peux être catastrophique dans mes relations! Les deux se complètent, heureusement.
 
L’amour est au centre de votre album…
Oui, le titre «Caféine» évoque aussi l’addiction et la dépendance à l’autre. L’album suit une histoire d’amour qui se conclut sur une rupture, évoquée dans le titre «Yaourt et lavabo». J’ai puisé dans mon vécu mais je me suis aussi amusé à mettre en scène mes propres démons. J’ai une vision de l’amour qui est très idéalisée. Je tombe souvent de haut car j’ai tendance à croire que l’autre a les mêmes désirs que moi. Cet album est beaucoup plus personnel et beaucoup plus dans la chair que le premier, sauf que je me cache derrière un tas de personnages.
Nouvelle Star

Non grata sur le plateau de l’émission depuis qu’une brouille l’oppose à Nineteen, le créateur du programme, Christophe Willem garde tout de même un œil sur les chanteurs de cette année. Sa favorite? «Leïla, c’est la candidate qui a la meilleure voix et la seule qui amène une vraie originalité. Elle se situe à mi-chemin entre une Olivia Ruiz et une Catherine Ringer. Elle me rappelle ces artistes un peu barrés au style affirmé. Ma finale rêvée, ce serait Dalé et Leïla.»