L'internationale des e-bibliothèques

Laurie Haslé

— 

Le Congrès américain a ouvert, mardi dernier, la Bibliothèque numérique mondiale (BNM). Financée par plusieurs entreprises et institutions, dont Microsoft Inc. ou la Fondation du Qatar, le site offre un accès gratuit à des oeuvres culturelles numérisées issues du patrimoine international.

La BNM, partenaire de l'Unesco et de trente bibliothèques du monde entier, entre ainsi dans le cercle très fermé des sites de patrimoine culturel en ligne. Mais alors qu'Europeana, projet porté par la Bibliothèque nationale de France (BNF), et le géant Google Books proposent déjà des millions d'oeuvres consultables, la BNM n'en compte qu'un millier : « Notre objectif est avant tout qualitatif, pas quantitatif », se défend Roni Amelan, de l'Unesco.

La guerre potentielle entre les trois sites était redoutée, mais vite démentie par l'initiateur du projet, James Billington. D'ailleurs, les trois structures s'entraident. La BNF a enrichi la BNM de huit oeuvres, dont un enregistrement audio de la Marseillaise daté de 1898. Et Google est le principal investisseur du projet BNM : « Ils ont offert 3 millions de dollars sans rien attendre en retour, explique Roni Amelan. Notre initiative n'est pas commerciale, il n'y a donc pas de concurrence. » W