Bourges-Caen, choc au sommet

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La venue du rappeur Orelsan au festival a soulevé une vague d'indignations et de mauvaise foi. En cause, deux clips (Sale pute et Saint-Valentin), qui circulent depuis depuis deux ans maintenant sur Internet. Les pouvoirs publics ont réagi sur le tard aux paroles écrites par le rappeur, qu'ils ont accusé d'inciter à la violence contre les femmes. Le chanteur, âgé de 26 ans, n'est pas très fier de ces titres violents, sexistes et surtout médiocres. On ne les retrouve d'ailleurs pas dans son premier album, Perdu d'avance. « On me juge sur ces vieilles chansons qui ont fait monter le buzz à un moment. Mais aujourd'hui, j'ai évolué en tant qu'artiste et comme être humain. »

De nombreux politiques, particuliers et associations ont sommé le festival de retirer le rappeur caennais de sa programmation.

Le président de la région Centre, François Bonneau, a même menacé de suspendre les subventions que le conseil régional accorde au festival. Ce procédé, très contestable, n'a pas impressionné la direction du Printemps de Bourges, qui a décidé de maintenir Orelsan au programme. Chacun pourra ainsi constater qu'Orelsan ne cède plus à la facilité et qu'il est devenu un artiste aux textes touchants, plein de désespoir, d'humour et de bon sens. W

B. C.