Maurice Druon, l'éloge funèbre

CULTURE Nicolas Sarkozy rend un dernier hommage à l'académicien lors d'une cérémonie aux Invalides, à Paris...

Avec agence

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L'écrivain et académicien Maurice Druon à sa sortie de l'Elysée, le 22 octobre 2007.
L'écrivain et académicien Maurice Druon à sa sortie de l'Elysée, le 22 octobre 2007. — MEIGNEUX/SIPA

Au revoir Maurice Druon. Les obsèques de l'académicien et ancien ministre des Affaires culturelles (1973-74) de Georges Pompidou, décédé le 14 avril à 90 ans, ont débuté lundi après-midi par une messe célébrée en l'église Saint-Louis des Invalides à Paris. Une cérémonie en présence du chef de l'Etat Nicolas Sarkozy, du Premier ministre François Fillon, du président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré, du président du Sénat Gérard Larcher, de la garde des Sceaux Rachida Dati et de l'ancien ministre Simone Veil.

Discours

Au cours de la cérémonie, le président de la République a prononcé un éloge de ce gaulliste de la première heure, Grand-croix de la Légion d'honneur et médaillé de la France Libre — il avait écrit en mai 1943 avec son oncle Joseph Kessel les paroles puissantes du «Chant des Partisans», devenu l'hymne de la Résistance.

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"Dans tous tes combats, si divers en apparence, il y a un point commun: le refus de la bassesse, le refus de la petitesse qui s'expriment dans le renoncement, a déclaré Sarkozy. Toute ta vie, tu n'as cessé de proclamer une seule chose: la grandeur de la volonté humaine opposée à la fatalité (...) Pour toi aussi le gaullisme, ce fut d'abord la force du non dans l'Histoire. Cette force du non qui fut le principe moral sur lequel tu as construit toute ton existence et toute ton oeuvre."

De nombreux académiciens, dont Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuelle de l'Académie française, ont également pris place dans l'église, à la façade de laquelle a été accrochée une photo géante de Maurice Druon.