« J'ai toujours été "no limit" pour les styles »

Recueilli par Oihana Gabriel

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Miss Météores, c'est votre nouvelle identité ?

La femme chocolat, c'était vraiment le fantasme de Mathias Malzieu [son compagnon]. Cette fois-ci, c'est mon propre fantasme. Je fais la pluie et le beau temps dans le ciel de ma vie. Et j'aimais le jeu de mots avec miss météo, vu que je suis très impulsive.

C'est la première fois que vous écrivez tous les textes...

J'avais envie de défendre les thématiques que j'avais explorées. L'idée du combat revient, contre ses démons ou pour l'amour de sa vie. Toujours dans un contrepoint avec des climats sombres, mais aussi beaucoup de sourires et d'autodérision.

On vogue entre chanson et rock, en passant par une ambiance latino. Pourquoi cet éclectisme ?

C'est ma pâte, j'ai toujours été « no limit » pour les styles. C'est le thème d'une chanson qui va conditionner son arrangement.

Sur un morceau, vous faites un slam. Ça vous titille ?

Pour moi, c'était une lecture. Mais pourquoi pas, je rajoute une corde à mon arc. Ce texte était trop profond pour que je rajoute une mélodie. Je voulais qu'il soit brut, jeté.

Avec un père musicien, vous est-il plus facile de faire carrière dans la chanson ?

Mon père m'a tout appris. Lui qui voulait me dissuader de faire ce métier, il s'y est mal pris... Il avait peur pour moi et, maintenant, c'est le plus fier du monde !

Vous avez fait un voyage au Burkina Faso. Qu'est-ce qui vous a marqué ?

J'ai pris une leçon de vie. J'ai rencontré des rappeurs burkinabés qui ont un discours très engagé. Je produis d'ailleurs leur disque. C'est un engagement politique, même si ce n'est pas le mien personnellement. Je ne me voyais pas faire de l'assistanat. Les bénéfices qu'ils feront avec ce disque permettront de rénover une école. ■