Les cons sont parmi nous

CULTURE Canal + organise une nouvelle «Nuit des cons», la quatrième, mercredi soir...

Sandrine Cochard

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Souvent drôle malgré lui, décomplexé ou névrosé, le con est une espèce de plus en plus prisée au cinéma et à la télévision. La chaîne Canal + lui consacre d’ailleurs une soirée spéciale, mercredi dès 20h45, pour la quatrième année consécutive. 20minutes.fr a fait son propre florilège des plus beaux spécimens du genre.
 
La quintessence du con: François Pignon dans «Le dîner de cons»
 
Selon le réalisateur du film, Francis Weber, le con doit toujours être gentil, parfois malchanceux ou incongru mais jamais pathétique.
 

 
Les idiots du village: «Dumb and dumber» et Joey dans «Friends»
 
Les frères Farelly sont spécialisés dans la galerie de portraits des benêts. Avec «Dumb and dumber», sorti en 1994, ils brossent le portrait de deux imbéciles sur lesquels la vie ne semble pas avoir de prise.
 

 
Dans «Friends», le personnage de Joey est celui d’un séducteur qui enchaîne les conquêtes en dépit de capacités intellectuelles très limitées. Malgré le capital de sympathie dont disposait Joey, la série basée sur son seul personnage a été un flop et s’est arrêtée au bout de deux saisons.
 

 
Le con attachant: Carlton dans «Le prince de Bel-Air»
 
Le personnage du cousin de Will Smith concentre plusieurs tares: outre son goût immodéré pour le luxe, il est fayot et donneur de leçons. Pourtant, on lui pardonne tous ses défauts lorsqu’il se met à danser.
 

 
Le con romantique: Ben Stiller dans «Mary à tout prix»
 
Dans ce film des frères Farelly (encore eux), l’acteur incarne le parfait looser: mal dans sa peau, il court après la femme de ses rêves, Mary (alias Cameron Diaz), qu’il n’avait pu emmener au bal du lycée à cause d’un accident de braguette.
 

 
La blonde pas si conne: «La minute blonde»
 
Il est un spécimen dont le grand public adore se moquer: la blonde, dont les étourderies, bourdes et pensées sont déclinées en BD, parodies et émission de télévision. «La minute blonde», diffusée sur Canal + entre septembre 2004 et juin 2006, suit Dorothy Doll (interprétée par Frédérique Bel), plantureuse animatrice qui réussit le tour de force de faire rire sans tomber dans le simple registre de la blague de blonde. «On rit mal des autres quand on ne sait pas d'abord rire de soi-même», selon le leitmotiv de l’émission. On adhère.
 

 
L’amoureuse éconduite: Stacy dans «Wayne’s World»
 
Collante, idiote et flanquée d’un rire nerveux, Stacy est la petite amie dont on a honte devant ses potes. Wayne, le héros du film, en sait quelques chose puisqu’il essaye désespéremment de se débarrasser d’elle.
 

 
Le con qui s’ignore: Serge Karamasov dans «La cité de la peur»
 
Il s’imagine séducteur et agent de sécurité de la pointure d’un 007, en tout cas plus qualifié que Rick Hunter. Serge Karamasov est en fait un garde du corps un peu lent, incapable de débusquer Odile Deray à «l’aréoport» de Nice ou encore de retransmettre une conversation pourtant simple. Sur Facebook, le groupe qui lui est dédié compte près de 140.000 fans.
 

 

 
Le con qui sert à casser son image de playboy: Brad Pitt dans «Burn after reading»
 
Déclaré à plusieurs reprises «l’homme le plus sexy au monde», l’acteur, dont la carrière est reconnue et admirée, s’est fait plaisir dans le dernier film des frères Cohen, sorti en décembre dernier. Il est hilarant en prof de sport ringard.
 

 
L’ado: «American pie»
 
L’adolescent est à lui seul un personnage plein de promesses. Souvent décrit comme mal dans sa peau et obsédé sexuel, l’ado est sympathique et risible à la fois. Il reste l’un des personnages préférés du cinéma et de la télévision, qui aiment explorer son univers bien à lui, dans lequel chacun se reconnaît puisque tout le monde est passé par là.
 

 
Et vous, quels sont vos cons préférés?