Grimm rend justice à Olympe de Gouges

Karine Papillaud

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Avis aux jeunes filles ! Un roman devrait bientôt trôner sur votre table de chevet : Moi, Olympe de Gouges, de Caroline Grimm, est le récit romantique de la vie de cette femme de lettres et libre-penseuse, née en 1748, devenue une voix majeure de la reconnaissance des droits de l'homme... et de la femme.

Olympe de Gouges a imaginé notre système de protection maternelle et infantile, demandé la création des maternités, d'ateliers nationaux pour les chômeurs et de foyers pour les mendiants... Ecrivain, elle a stigmatisé le sort des esclaves Noirs, notamment à travers une pièce de théâtre, L'Esclavage des Noirs, qui l'a rendue célèbre en 1792. Caroline Grimm, une comédienne qu'on a d'abord connue pour sa chanson La Vie sans toi en 1985, est tombée en admiration devant ce personnage. Son roman prend la forme de la lettre qu'Olympe de Gouges adresse à son fils quelques heures avant son exécution le 3 novembre 1793. Un hommage qui concourt à réhabiliter la mémoire d'une héroïne volontairement oubliée par les historiens : il aura fallu attendre la deuxième moitié du XXe siècle pour voir renaître, d'abord aux Etats-Unis, au Japon et en Allemagne, l'intérêt pour cette figure du féminisme, pionnière d'un humanisme moderne. ■