Enchères Gandhi: un milliardaire indien remporte finalement la mise

CULTURE Après de multiples rebondissements, le propriétaire a donné son accord...

Avec agence

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Les lunettes et d'autres objets ayant appartenu au Mahatma Gandhi ont été adjugés jeudi à New York à un homme d'affaires indien pour 1,8 million de dollars, malgré la tentative du propriétaire des souvenirs d'arrêter cette vente controversée.
Les lunettes et d'autres objets ayant appartenu au Mahatma Gandhi ont été adjugés jeudi à New York à un homme d'affaires indien pour 1,8 million de dollars, malgré la tentative du propriétaire des souvenirs d'arrêter cette vente controversée. — Mario Tama AFP/Getty Images

L'arrière-petit-fils du Mahatma a exprimé sa joie ce vendredi: «Je suis soulagé que ces biens aient été sauvés pour l'Inde et heureux qu'ils retournent en Inde pour des générations d'Indiens». Un milliardaire indien a remporté la veille à New York pour 1,8 million de dollars les lunettes et d'autres objets ayant appartenu à Gandhi.

Les enchères se sont déroulées alors que le militant pacifiste James Otis, propriétaire des objets, venait juste de déclarer à la presse qu'il avait demandé à la salle des ventes de les retirer et de les lui rendre.

Présent chez le marchand Antiquorum Auctioneers, un intermédiaire coiffé d'un turban blanc, Tony Bedi, a enchéri pour le compte de l'homme d'affaires indien Vijay Mallya, et a emporté le lot composé des célèbres lunettes rondes, d'une montre de gousset, de sandales en cuir à lanières, d'un bol et d'un plat, pour 1,8 million de dollars. Antiquorum avait estimé le produit de la vente entre 20.000 et 30.000 dollars.
 
 
Retour en Inde

Les enchérisseurs, au téléphone et surtout dans la salle, ont très vite fait monter les prix bien au dessus des estimations initiales, atteignant 500.000 dollars en quelques instants pour continuer jusqu'à 1,8 million.

 

Accueilli par des applaudissements dans la salle au comble de l'effervescence, l'enchérisseur a assuré que la collection retournerait en Inde. «Les prix sont montés pour le bien du pays», a-t-il dit.

 

New Delhi, qui considère que ces objets font partie du patrimoine indien, avait protesté avec véhémence contre cette vente et l'annonce avait soulevé un véritable tollé dans le pays.

Après avoir suggéré que la vente pourrait ne pas être valable parce que son client en avait demandé l'annulation, l'avocat de James Otis a déclaré à l'AFP que ce dernier allait finalement accepter. «James Otis va bien sûr accepter la vente», parce qu'il est convaincu que le milliardaire indien Vijay Mallya rendra ces objets à l'Inde, a précisé Ravi Batra.