« Je suis sûr que mon film finira par être vu au Liban »

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Le succès de votre docu d'animation peut-il en lancer d'autres ?

Il y avait eu Persepolis avant... mais je ne crois pas que cette « vague » sera suivie d'effets : un documentaire, en général, ça se tourne vite, en équipe légère. Le contraire de mon film.

Quelles différences pour la BD ?

Dans le film, le son permet de capter l'attention. Le livre, au contraire, sera découvert dans l'intimité et ce sera au lecteur d'imaginer toutes ces choses. L'expérience est à la fois semblable car c'est la même histoire, et différente.

Comme tous les films israéliens, votre film est interdit au Liban. Votre réaction ?

Je suis déjà content qu'il soit diffusé dans de nombreux pays arabes. Et je suis sûr qu'il finira par être vu au Liban, de façon légale ou pas ! Des projections clandestines ont déjà été organisées à Beyrouth. ■Recueilli par C. V.