Spiderman et Iron Man touchés par la crise

CULTURE Les héros des comics ont l'habitude de s'inspirer de la réalité...

Sa. C.

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  — Stan Lee / Marvels Comics

Avec la crise économique, les temps sont durs pour tout le monde, y compris pour les super-héros. Les comics américains ont en effet intégré cette nouvelle conjoncture mondiale à leurs planches. Ainsi Peter Parker, alias Spider-Man, va perdre son job de photographe free-lance. Au chômage, il sera contraint de travailler…  chez McDonald's! Rude.

Autre personnage contraint à se serrer la ceinture: Tony Stark, le milliardaire qui se cache derrière Iron Man. «Il est dans une mauvaise passe, un peu comme Donald Trump après sa première faillite», explique Brian Michael Bendis, auteur phare chez Marvel.
 
Les comics ont l’habitude d’être en phase avec la réalité. Déjà le 14 janvier dernier, une édition spéciale avait fait se rencontrer Spider-man et le président nouvellement élu Barack Obama. L’homme-araignée était appelé à la rescousse pour arrêter un imposteur qui se faisait passer pour Obama.
 
«Les histoires des super-héros sont l’exact reflet de la position des Etats-Unis», expliquait à 20minutes.fr Didier Pasamonik, bédéphile invétéré et conseiller scientifique pour l’exposition «De Superman au Chat du Rabbin», qui s'est tenue en 2007. «Parfois même, la BD précède la réalité. Comme lorsque, dès février 1940, dans le journal «Look», on voit Superman se saisir d’Hitler et de Staline et les emmener devant le tribunal de la Société des Nations qui les juge sur-le-champ.»
 
Pourtant, évoquer la crise n’est pas une très bonne idée affirme le professeur Mark D. White, passionné de comics, dans le «New York Daily News». Selon lui, l'univers des super-héros doit justement permettre aux lecteurs de s'évader de la réalité car ceux-ci «ne veulent pas qu'on leur rappelle les guerres, les tragédies ou catastrophes économiques.»

Double peine pour Spider-man

En plus de subir la crise de plein fouet, l’homme-araignée va faire l’objet d’une adaptation en… comédie musicale, en 2010 à Broadway. Avec Bono et The Edge, du groupe U2, aux manettes. Autant vous dire qu’on est sceptique.