« J'ai été très peu médiatisé »

Recueilli par Gaëlle Grandon

— 

Vous serez le 23 janvier à Gennevilliers, puis en février à Nantes... A quoi doit-on s'attendre ?

Je vais faire tout mon répertoire, mes best of et présenter mon dernier album, Sexe, violence, rap et flooze, vol. 2. Il y aura quelques featuring et peut-être de l'impro. Ce n'est pas ce que je veux mettre en avant mais j'aime ça.

Entre vos débuts en 1994 Pièces maîtresses en 2006, que s'est-il passé ?

J'ai quand même fait quatre albums et plusieurs featurings. Mais il y a eu un vide entre 2000 et 2006 car ma maison de disque (Warner) était en restructuration. J'ai changé de label pour Up Music, qui n'avait pas la même vision de la musique que moi. On ne s'entendait pas et j'ai mis du temps à sortir mon album. Finalement, j'ai été très peu médiatisé.

Quels rappeurs vous inspirent ?

Très peu de Français. Dans le rap américain, Busta Rhymes, 50 Cent, Black Milk et Elzhi. Leur musique me parle.

Sexe, violence, rap et flooze vol. 1, sorti en 2000, était un album sombre. Qu'est ce qui a changé dans ce volume 2 ?

J'ai plus d'expérience. C'est un album plus abouti. Les thèmes sont à peu près les mêmes, mais il y a plus d'humour dans mes textes.

Dans J'arrive, votre drogue, c'est le hip-hop. Dans Puff puff pass (Pièces maîtresses) c'était la marijuana. C'est la maturité qui parle ?

(Rires) Rien n'a changé, c'est la même chose. Un coup on parle de drogue, une fois de hip-hop et tout le monde est content !

On peut s'attendre à un volume 3 ?

Je n'en voulais que deux. Le prochain album sera complètement différent. Il me ressemblera plus. Il sera plus dynamique, plus ensoleillé avec des instrumentales rapides, plus rythmées tendance électro, destiné aux clubs. ■