Le créateur de Barbie présenté comme un obsédé sexuel

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Son nom est aussi connu que celui de Madonna, mais sa longévité dépasse de loin celle de la reine de la pop. La poupée Barbie, qui fait rêver les petites filles depuis 47 ans, est la star à Londres cette semaine d'une vente aux enchères de premier plan.
Son nom est aussi connu que celui de Madonna, mais sa longévité dépasse de loin celle de la reine de la pop. La poupée Barbie, qui fait rêver les petites filles depuis 47 ans, est la star à Londres cette semaine d'une vente aux enchères de premier plan. — John D. McHugh AFP

Alors que Barbie va fêter ses cinquante ans en 2009, un livre écrit par Jerry Oppenheimer, déjà auteur de biographies non autorisées sur Hillary et Bill Clinton, vient salir la réputation de la poupée. Ou plutôt, de son créateur, Jack Ryan.

Selon l’ouvrage intitulé «Toy Monster: The Big, Bad World of Mattel», Ryan serait obnubilé par le sexe.
 
«Quand Jack a commencé à parler de créer Barbie, j’avais l’impression d’écouter quelqu’un parler d’un épisode sexuel», lâche dans le livre une connaissance du designer, apparemment habitué à organiser des «orgies» dans sa résidence de Los Angeles. D'après ce que retranscrit le «New York Post» du livre, le témoin va jusqu’à évoquer le mot «pervers sexuel».

Une accusation, largement relayée par les médias anglo-saxons et commentée dans les blogs, dont Jack Ryan ne pourra de toute façon pas se défendre, puisqu’il est mort en 1991, âgé de 65 ans. 

Barbie et Ken en prennent pour leur grade

Procès d’intention? La citation de Gwen Florea, présentée dans le livre comme une ex de Ryan, ne dénonce rien de vicieux: «Jack m’a dit une fois qu’il aimait que je sois grande pour qu’il puisse coller son nez dans mes seins lorsqu’il me serre contre lui».

Plus loin, Jerry Oppenheimer assure que Barbie serait l’incarnation du fantasme ultime de son créateur: une call girl de luxe, à la taille ultra fine et au visage enfantin. Au vu de cette photo, la ressemblance de la poupée avec l’une de ses quatre épouses, Zsa Zsa Gabor, est flagrante.
 
Pas si lisse

Oppenheimer n’épargne pas non plus Ken, «humilié d’avoir une anatomie incorrecte» sans aucune trace de ses attributs génitaux. L’auteur rapporte que la poupée mâle a été inspirée d’un homme, en chair et en os, qualifié de «gay invétéré». «Tous ceux qui le connaissaient savaient qu’il était un formidable père, un mari aimant, mais il y avait une autre facette de ce Ken», écrit Oppenheimer qui argue que celui-ci est mort du sida en 1990.

A lire: «Toy Monster: The Big, Bad World of Mattel», qui sortira le 24 février prochain.